Notre Ambiance

« Il ne s’agit pas d’abandonner l’enfant à lui-même pour qu’il fasse ce qu’il voudra, mais de lui préparer un milieu où il puisse agir librement.

Laisser libre un enfant qui n’a pas développé sa volonté, c’est trahir le sens de sa liberté. »

Maria Montessori

L’atelier Epanoui’sens, offre différents espaces d’activités et de détente pour les enfants:

De 3 à 6 ans: vie pratique, vie sensorielle, langage, mathématiques, géométrie, histoire, sciences, géographie, bibliothèque, soin de sa personne, espaces repos, des fruits frais et secs ainsi que des verres et de l’eau sont à leur disposition. Cet environnement soigneusement préparé respecte le développement intérieur de l’enfant, il est libre d’explorer, de manipuler, de ressentir, de comparer, c’est un moment sensoriel pour découvrir à son rythme le monde qui l’entoure et prendre confiance dans ses petites mains et en lui!

Pour en savoir plus…

Les 6-11 ans ont un espace bibliothèque, sciences, histoire, géographie, mathématiques, géométrie, grammaire, langage, calligraphie et tout le nécessaire pour créer, inventer, décorer…

Nous travaillons avec les 6-11 sur la pédagogie de la coopération notamment lors des ateliers de grammaire.

Pour en savoir plus…

Comment se déroule une séance?

 

L’atelier étant à l’étage, le parent accompagne l’enfant sur le palier, celui est pris en charge selon les principes éducatifs Montessori:

-L’enfant enlève lui-même ses chaussures et son manteau.

-Dans la mesure du possible, le parent salue l’enfant dans l’entrée, laissant ce dernier s’engager seul dans la salle d’activité. Pour faciliter la séparation, et l’adaptation de l’enfant au lieu d’accueil, le départ du parent se fait rapidement. Pour l’atelier d’essai, si une adaptation est nécessaire, le parent pourra rester dans l’atelier, au coin repos la première fois.

-Nous ne sollicitons pas tout de suite l’enfant, il est libre de choisir une activité déjà vu au cours des séances précédentes, afin de parfaire un mouvement, un geste, ou encore améliorer sa compréhension d’une activité. La liberté de choix fait partie intégrante de l’apprentissage à l’autonomie.

-Au bout d’un certain temps quand l’enfant est disposé à être initié à un autre matériel, une présentation lui est alors faite.

-Une fois la nouvelle activité présentée, l’enfant peut faire usage du matériel aussi longtemps et souvent qu’il le souhaite.

-Les enfants ne sont pas interrompus dans leurs activités.

-Lorsque c’est approprié, nous faisons  des exercices de grâce et courtoisie en fin d’atelier, les enfants sont libres de se joindre au petit groupe.

-Avant de repartir l’enfant se prépare, il enfile ses chaussures et sa veste lui-même.

Cette étape est importante car nous donnons à l’enfant la possibilité de développer ses compétences exécutives, grands piliers de son intelligence!


Un environnement pédagogique soigneusement préparé (3-6 ans)

 

Guidé par ses périodes sensibles et son esprit absorbant, l’enfant choisit son travail. Mais cette liberté de choix est toute relative car il choisit son travail dans un environnement ou rien n’est laissé au hasard. Celui-ci est méticuleusement préparé.

Pourquoi cela ? Il s’agit d’optimiser les possibilités de l’enfant. Puisque l’enfant « absorbe » les impressions données par son environnement, il faut lui proposer un milieu riche d’expériences, un milieu pensé et mis en place par l’adulte avec des finalités précises. Car si l’environnement n’est pas organisé de façon à respecter ses besoins et ses périodes sensibles, il peut alors faire obstacle au développement de l’enfant. Cette préparation de l’environnement, ambiance de la classe et choix du matériel, est essentielle.

Des activités en libre choix dans un environnement hasardeux n’ont que peu d’intérêt. Elles mèneront au désordre, engendrent des comportements agités et les enfants ne construiront que peu d’apprentissages. C’est le danger de ne retenir qu’un des aspects de cette pédagogie, le libre choix, en excluant l’environnement montessorien dans ses moindres détails.

L’environnement pédagogique préparé, Montessori, comprend trois composantes :

– l’organisation matérielle de la classe ;

– un matériel pédagogique spécifique ;

– un rôle différent pour l’adulte.

L’organisation matérielle de la classe, l’ambiance

Le travail de l’enfant comme celui de l’adulte a une relation bien définie avec l’environnement. L’adulte travaille pour parfaire son environnement, tandis que l’enfant entre trois et six ans travaille pour se construire et se parfaire lui-même en se servant de l’environnement. II s’agit donc de préparer un milieu qui va le libérer des adultes, où il pourra être indépendant et autonome, « vivre sa vie» sans l’omniprésence et les interventions intempestives de l’adulte. Ce lieu doit lui permette d’être actif, de se prendre en main et de prendre conscience de ses potentialités ; il doit aussi générer une ambiance protectrice, calme, simple et esthétique.

 Un milieu adapté à la taille et à la force de l’enfant

Le mobilier est naturellement adapté à la taille et à la force de l’enfant. Celui-ci doit pouvoir soulever et déplacer les meubles.

Le matériel pédagogique est à portée de sa main et de sa vue, présenté sur de petits plateaux rangés sur les étagères par catégorie de matériel. De petits tapis sont mis à disposition de l’enfant pour qu’il puisse s’installer à même le sol en délimitant son espace de travail.

Sur une étagère des éponges et des bassines permettront à l’enfant de laver les tables, ou d’éponger de l’eau malencontreusement renversée. Mais aussi toutes sortes de chiffons.

Une petite pelle et un vrai balai miniature sont accroches au mur pour permettre à l’enfant de balayer et ramasser si besoin est.

Les classes Montessori sont toutes décorées de plantes vertes que les enfants soignent eux-mêmes : arrosoirs, grattoirs et vaporisateurs sont à leur disposition.

S’il y a un lavabo dans la classe, il est équipé de tous les accessoires nécessaires pour bien se laver les mains: savon rangé dans un porte-savon, brosse à ongles, pierre ponce pour gratter les tâches d’encre, serviette et crème adoucissante pour les mains.

L’enfant dispose dans un coin de la classe d’une carafe d’eau fraîche et d’un verre pour boire lorsqu’il le désire. Est également aménagé un coin ou l’enfant dispose de mouchoirs, de lingettes s’il en a besoin, d’un grand miroir, en pied si possible, d’une brosse à cheveux et d’un peigne, de façon à soigner sa présentation.

Ainsi l’enfant peut à la fois prendre soin de la classe, ce qui lui procure en général un grand plaisir, et prendre soin de lui-même.

Un milieu protecteur et ordonné

La classe est simple et ordonnée. Chaque objet à sa place définie. Nous avons vu combien les enfants, surtout petits, ont un extrême besoin d’ordre. C’est cet ordre qui créé une ambiance rassurante, engendre le calme et la concentration.

Souvent, l’essentiel de l’activité de l’enfant de deux ans et demi à trois ans consiste à maintenir cet ordre qui l’aide à s’orienter et à se retrouver. II prend des repères et a le sentiment de maitriser son milieu. Il s’y sent en sécurité. L’ordre favorise un sentiment de paix et de détente et contribue ainsi à la construction de son ordre « intérieur ».

Un milieu simple et esthétique

Dans l’atelier Montessori, l’esthétique est soignée, dans un esprit de simplicité. L’accent est mis sur la clarté.

L’environnement doit être aussi beau que possible: ordre, propreté, harmonie des couleurs, qualité et précision du matériel.

Des plantes vertes et quelquefois des animaux (escargots, tortues, poissons, phasmes…) : cela permet l’observation du monde végétal et animal.

De trois à six ans, l’enfant est plus soucieux de croissance que de connaissance. L’enfant est merveilleusement heureux dans les limites de son enclos fermé. II ne cherche pas à s’en éloigner. Mais viendra le temps, lorsqu’il sera plus grand, (en 6-12 ans) où cet environnement préparé pour lui ne suffira plus. II commencera à vouloir découvrir le vaste monde au-delà de son propre enclos. II aura des besoins et des intérêts nouveaux. II ressentira la nécessité de contacts sociaux plus larges, d’une vie sociale plus organisée et d’une approche plus rationnelle de l’acquisition des connaissances.

Dans l’atelier Montessori l’espace aménagé pour cette tranche d’âge offre à l’enfant une autre ambiance.

Les âges mélangés

Les classes Montessori mélangent différents âges : 3-6 ans, 6-9 ans, 9-12 ans, etc. Ce qui favorise l’entraide, l’émulation, le respect mutuel et l’échange inhérent à toute vie sociale.

Elles offrent aux plus jeunes la possibilité d’observer le savoir-faire des plus âgés et de voir ainsi ce qu’ils feront dans un futur proche. Les plus petits comprennent pourquoi ils apprennent ce qu’ils sont en train d’apprendre et s’approprient ainsi leurs apprentissages. Les plus âgés sont, quant à eux, responsabilisés vis-à-vis de leurs cadets.

Dans un groupe d’âges mélangés, l’enfant bénéficie de l’ensemble du matériel pédagogique quel que soit son âge et élabore ses apprentissages à son rythme (un enfant de 3 ans pourra apprendre à écrire s’il est déjà dans la période sensible de l’écriture ou un enfant de 5 ans pourra de nouveau affiner sa concentration et sa méthodologie en retournant à des exercices de vie pratique).

Les enfants ont ainsi l’opportunité de se côtoyer et s’entraider, chacun dans le respect de son rythme de travail et de découverte.

Cet aspect de la pédagogie Montessori valorise le respect mutuel, vise à éveiller l’intérêt par imitation pour les plus jeunes et à renforcer la confiance en soi pour les plus âgés.

La discipline, le travail et la liberté

Dans la pédagogie Montessori, l’enfant, en tant qu’individu est reconnu, il peut s’exprimer, il évolue à son propre rythme. On lui permet d’exercer son libre choix. Or, respecté au plus profond de son être, l’enfant n’est pas indiscipliné, il reçoit des messages intérieurs sereins et recherche l’équilibre extérieur. L’enfant apprend l’autodiscipline et par conséquent la vraie liberté. Le principe fondamental de la « pédagogie scientifique » est la liberté de l’élève :

« Cette liberté qui permet le développement de l’individu est une manifestation spontanée de la nature des enfants. »

« C’est une idée que les tenants des méthodes des écoles ordinaires ont beaucoup de mal à comprendre » car, se demandent-ils, comment obtenir la discipline dans une classe d’enfants libres ? »

« Nous nous faisons, certes, une idée de la discipline différente de celle qui est généralement acceptée. En fait lorsque est atteint un parfait état de liberté, apparaît la discipline, solennelle et simple » qui se rencontre chaque fois qu’il s’agit de créer quelque chose.

« La discipline qui naît de la liberté, est nécessairement active. »

« Nous ne considérons pas qu’un enfant soit discipliné quand ses professeurs ont réussi à le rendre aussi silencieux qu’un muet et aussi immobile qu’un paralytique. Un tel individu n’est pas discipliné mais annihilé. Nous disons d’un individu qu’il est discipliné quand il est maître de lui-même et qu’il est capable de contrôler sa conduite dans les occasions où il faut suivre des règles. »  Maria MONTESSORI.

Le silence

Un jour Maria Montessori lança un défi à l’une de ses classes. Elle entra avec un nourrisson calme dans les bras et leur demanda s’ils étaient capables de rester ainsi en silence. Elle fut alors véritablement impressionnée…

Elle comprit que les enfants désiraient régulièrement retrouver cet état de calme intérieur. Elle réalisa que cette manifestation traduit un désir psychique profond de l’enfant. Ainsi, elle introduisit un élément fondamental dans sa pédagogie: la leçon de silence.

Quel est le but de la leçon de silence selon Maria Montessori ?

« Un tout autre genre d’exercices de contrôle des mouvements est celui qui permet de rendre possible le silence absolu. Il n’est pas question d’un silence approximatif, mais d’une perfection atteinte graduellement sans qu’un son soit émis, sans qu’on laisse entendre le plus petit bruit, pas le moindre mouvement des mains et des pieds. (…) L’enfant, devenu maître de ses actes grâce à un exercice répété, satisfait par l’emploi de son activité motrice utilisée de façon plaisante et intéressante, est un enfant joyeux et bien portant, qui se distingue par son calme et par sa discipline ».

Comment se déroule une leçon de silence?

Les enfants sont rassemblés. L’éducateur se tient à distance. Il leur présente un pictogramme sur lequel est inscrit « silence ». Il peut aussi mettre un doigt sur sa bouche pour introduire cette leçon. Ensuite, ils ferment les yeux (s’ils le désirent) l’adulte appelle nominativement les enfants un par un. Le plus silencieusement possible les enfants viennent se placer devant l’adulte puis reparte à leur place. Chacun doit garder le silence jusqu’à ce que le dernier élève se soit présenté.

Pour permettre aux enfants de goûter la sensation du silence, il faut les aider à contrôler leurs gestes. « La conscience doit être amenée à contrôler le moindre mouvement dans tous ses détails pour obtenir l’immobilité absolue qui engendre le silence ».

Le silence n’est pas que la propriété des sages ou des moines. Les enfants très jeunes y parviennent. Il se traduit par un arrêt de toute agitation et un recueillement attentif par le contrôle des gestes. Les enfants deviennent conscients de leurs membres. Ils sont attentifs à leurs mouvements. Leur apprendre à nommer les différentes parties de leurs corps accroît cette prise de conscience. Des exercices rythmiques qui associent musicalité et mouvement corporel conscient peuvent favoriser cet apprentissage. On pourra inviter l’enfant à effectuer un mouvement en suivant le rythme musical avant de lui demander de commander à ses pieds et à ses mains de rester tranquilles. L’enfant percevant la maîtrise qu’il a de lui-même montrera une vraie joie toute de calme et de sérénité.

Si cette leçon a toute son importance pour le développement du caractère de l’enfant et sa croissance intellectuelle. Pratiquée régulièrement au fil des occasions qu’offrent une journée, l’aptitude à vivre un silence profond deviendra une force pour l’enfant et une marque indélébile de sa liberté croissante.

Il faut vivre cet exercice pour constater combien les enfants sont heureux d’y participer !

Le libre choix

Les enfants décident seuls de manipuler tel ou tel matériel pédagogique. L’enseignant n’intervient pas dans leurs choix. C’est donc une liberté profonde à trois niveaux :

  • je choisis le matériel,
  • je choisis ma place,
  • je choisis la durée de manipulation.
Les implications du libre choix sont :
  • la répétition : l’enfant répond à un besoin et se construit,
  • la concentration : les diverses manipulations du matériel contribuent à entretenir et développer son pouvoir de concentration,
  • la volonté : l’activité de l’enfant est initiée par sa volonté propre et non par celle de l’enseignant,
  • l’autodiscipline : l’enfant pouvant répondre à ses besoins perd alors tout intérêt à des actes désordonnés et destructeurs. Ainsi liberté et autodiscipline vont de paire.

En savoir plus sur le libre choix… ici

Un matériel pédagogique spécifique

Le matériel éducatif que l’on met à la disposition des enfants de trois à six ans prend une importance capitale. Ce matériel favorise en effet une activité structurée, grâce à laquelle l’enfant va pouvoir perfectionner ses potentialités motrices, intellectuelles et psychiques. La liberté serait inutile sans l’organisation du travail, car l’enfant ne saurait qu’en faire. L’environnement préparé guide les enfants vers leur auto-construction.

Le matériel pédagogique n’est pas placé au hasard ou pour ne susciter qu’un intérêt passager. Dans chaque matériel mis à disposition de l’enfant, il y a une idée à réaliser. Une idée qui ne vient pas de l’enseignant, mais de l’objet. Une idée qui va se matérialiser peu à peu, le moment venu, après de longues manipulations où l’esprit sera aussi actif que les mains, une idée qui va entrer dans l’esprit de l’enfant.

Le matériel pédagogique de Maria Montessori est scientifique dans la mesure où il est progressif et permet à l’enfant d’isoler chaque difficulté, de contrôler l’erreur et de s’autocorriger sans l’intervention d’un adulte, ce qui contribue à la confiance en soi. Le matériel est ainsi conçu de façon à permettre à l’enfant d’éduquer sa motricité, ses sens, ses compétences intellectuelles, ce qui augmente ses moyens d’observer et de comprendre son milieu, facilitant ainsi ses rapports avec lui. Le matériel va du concret vers l’abstrait.

« Il faut apprendre à laisser faire le matériel pédagogique car, d’une certaine façon, c’est le matériel qui est le véritable professeur et qui dirige le travail de l’enfant. » Maria Montessori.

 

 L’importance du mouvement

Le travail de l’enfant avec le matériel pédagogique de Maria Montessori implique l’idée de mouvement. Même si les enfants ne déplacent pas leur corps tout entier et qu’ils sont assis tranquillement à une table ou par terre, ils manipulent et déplacent des petits objets.

« Ils sont tous engagés dans des activités qui exigent un mouvement précis et bien défini.» (E. M. Standmg.)

Derrière ce mouvement, déclenché par le matériel, il y a l’acquisition d’une connaissance, d’une compétence. Mais le mouvement va au-delà. II permet à l’enfant de se construire. En manipulant, l’enfant élabore, construit en lui la motricité nécessaire pour faire ces mouvements. La valeur éducative du mouvement dépend de sa finalité. Les mouvements sans buts précis sont inutiles. Le mouvement doit être celui qui aide au perfectionnement de l’enfant : perfectionnement moteur – mes gestes deviennent précis – et perfectionnement mental- je réfléchis et j’analyse la conséquence de mes gestes. « Le mouvement n’est créateur que lorsqu’ il permet à l’enfant d’unir ses forces motrices et sa vie psychique. » (E. M. Standing.)

L’association mouvement et libre choix a également son importance. L’exécution de manipulations déclenchées par une demande de l’adulte n’a pas la même portée que lorsque l’enfant les déclenche lui-même spontanément. Le libre choix augmente son degré d’implication.

De plus, pour développer la volonté, le mouvement doit s’accompagner d’un effort. Pour obtenir cet effort, le but final de la manipulation doit être ni trop difficile ni trop facile à atteindre. Maria Montessori y a veillé dans I’élaboration de son matériel.

Celui-ci est entièrement conçu avec l’idée de mouvement. Il se répartit en trois catégories :

– matériel de vie pratique ou d’« éducation motrice»

– matériel d’éducation des sens

– matériel d’éducation intellectuelle.

 Le matériel de vie pratique ou d’« éducation motrice »

Cette première catégorie de matériel est celle qui permet à l’enfant de prendre soin de lui-même et de l’ambiance de la classe. Il prend soin de lui-même en apprenant à boutonner, à lacer, à nouer, par exemple, le but étant de savoir s’habiller.

Il prend soin de lui-même en apprenant à se laver les mains, à verser, à déverser, transvaser.

Il apprend également à ouvrir, fermer, visser, dévisser. .. des gestes, des actes dont il a besoin dans sa vie quotidienne. Par la même, il intègre les gestes de son groupe social, de sa culture.

Il apprend à prendre soin de l’ambiance de travail, en s’exerçant à déplacer les meubles sans faire de bruit, à ouvrir et fermer une porte doucement. ..

Il s’entraîne à entretenir le matériel en épongeant, en essuyant, en balayant, en arrosant les plantes …

Tous ces exercices vont le rendre autonome et lui faire sentir qu’il est capable, à lui seul, de maintenir l’ordre et d’entretenir son environnement immédiat.

Pour ce faire, on utilise les objets de la vie quotidienne, des objets de la réalité, cassables (ceci est un détail de grande importance: les dangers inhérents au verre cassé ayant été longuement expliqués, les enfants portent une attention particulière à tout le matériel en verre ; cette caractéristique augmente la précision et la douceur de leurs gestes en un temps record !), bruyants, mais adaptés à la taille de l’enfant.

Ce matériel est bien entendu disposé sur des plateaux.

Voici quelques exemples de matériels utilisés, et des activités liées.

Matériel pour verser et transvaser

Verser de l’eau d’une carafe (adaptée à la main de l’enfant) dans des bouteilles(ou dans une autre) avec un entonnoir.

Verser d’une carafe dans un verre marqué (niveau).

Verser d’une carafe dans trois verres identiques marqués à des niveaux différents.

Verser de l’eau dans une tasse avec soucoupe.

Plus spécifiquement pour développer la concentration :

Ouvrir et fermer des boites, ou des bouteilles ou bien encore cadenas.

Transvaser des glaçons avec une pince à glace.

Buts directs : verser, transvaser.

Buts indirects :

– motricité fine, développement de l’attention et de la concentration;

– contrôle des mouvements (doigts, poignets, main, pouce- index) ;

– coordination des mouvements;

– perception oculomotrice ;

– contrôle total de sa personne (aller chercher le matériel fragile, le transporter jusqu’à sa table dans le dédale de la classe) ;

– éducation du mouvement, de l’ordre, du geste.

Tout le matériel utilisable avec de l’eau est accompagné de petites éponges pour maintenir l’état de propreté. Les plus petits peuvent effectuer les transvasements avec des graines (semoule, riz, pois chiches …)

Les plateaux sont rangés sur les étagères de gauche à droite, par ordre progressif de difficulté dans les manipulations. Cela fait un repère de plus pour les enfants.

Le contrôle de l’erreur est visuel pour toutes ces activités : l’enfant voit, à la semoule ou à l’eau qu’il a renversée, qu’il n’est pas encore capable d’exécuter la manipulation concernée.

Cela permet de rendre l’enfant autonome et de le faire progresser à son rythme. Il fera et refera tout seul, s’entrainant sans le regard de l’adulte jusqu’ à ce qu’un jour, explosant de joie, il s’écrie: «J’ai réussi, j’ai réussi, regarde j’ai versé sans renverser ! » La maîtrise du geste est acquise.

Au-delà de la qualité de la motricité fine, nous verrons plus loin comment s’élaborent déjà, à travers des manipulations aussi simples dans leur objet, des démarches mentales de l’enfant qui seront réutilisées, transférées lors de la manipulation du matériel sensoriel. L’enfant prend l’habitude dès les exercices de vie pratique de s’interroger, de réfléchir, de juger, d’évaluer.

Ces compétences sont indispensables pour que l’utilisation du matériel sensoriel atteigne son but. Ce qui est acquis aujourd’hui au cours des manipulations sert de base pour l’acquisition d’autres compétences et connaissances développées par un autre type de matériel.

 Le matériel d’éducation sensorielle

Maria Montessori part de l’idée que le petit enfant (entre trois et six ans) apprend à connaitre le monde en utilisant ses sens pour connaitre les objets qui l’entourent. À cet âge, l’intelligence ne fonctionne qu’en liaison avec les sens. Le matériel éducatif se doit d’exercer d’abord les sens, de les affiner pour que la compréhension du monde soit plus précise, plus subtile.

Elle a donc réfléchi à l’élaboration d’un matériel pour aider l’enfant à découvrir de façon sensorielle les concepts de base. C’est un des buts du matériel sensoriel. II s’agit de diriger l’esprit de l’enfant sur la qualité particulière d’un objet.

Par exemple, prenons tout d’abord les barres rouges: il s’agit de dix barres de couleur rouge, du même rouge, de la même épaisseur du même bois. Elles ne varient que par leur longueur. La plus courte mesure 10 centimètres, la plus longue 100 centimètres. Elles varient de 10 centimètres en 10 centimètres. En conséquence, « en les manipulant, l’esprit, de l’enfant devient psychiquement sensible à la seule qualité qui varie : la longueur » (E. M. Standing).

Cette qualité est davantage mise en évidence lorsqu’il s’agit pour l’enfant de classer les barres par ordre de longueur.

Un deuxième exemple : les emboîtements de cylindres. II s’agit de socles massifs en bois, de même taille. Ils portent chacun 10 cylindres bien lisses emboités dans des cavités creusées dans le socle. Chaque socle ressemble à une « boîte de poids ».

Dans le premier socle, les cylindres sont tous de section égale mais de hauteur différente. (Le plus bas mesure 1 centimètre et les autres s’allongent de 0,5 centimètre à chaque fois jusqu’à atteindre 5,5 centimètres.)

Dans le deuxième socle, les cylindres ont tous une hauteur égale mais c’est leur diamètre qui décroît régulièrement. Le diamètre décroît par demi-centimètre à chaque fois, de 5,5 centimètres jusqu’à 1 centimètre.

Dans le troisième socle, les cylindres varient à la fois en hauteur et en largeur : le plus haut sera le plus large, le plus bas sera le plus mince.

Dans le quatrième socle, les cylindres varient également en hauteur et en largeur, mais à l’inverse du socle précédent: le plus haut sera le plus mince et le plus bas sera le plus large.

Dans le premier socle, l’enfant apprend sensoriellement la notion de hauteur en manipulant les cylindres. Dans le deuxième, il ressent la notion de section.

Dans les troisième et quatrième socles, il va devoir faire face au mélange et à l’alternance des deux dimensions. L’enfant s’intéresse de plus en plus aux fines différences, pratiquement invisibles au départ, lorsque les socles sont rangés. Il peut contrôler ses erreurs, car si les cylindres sont mal emboîtés, le dernier ne rentrera pas dans la dernière cavité. Plus l’enfant répète cet exercice, plus il affine sa vue, aiguise son pouvoir d’observation, ordonne et guide son attention. L’erreur et sa correction provoquent le raisonnement.

Tout le matériel d’éducation sensorielle est ainsi conçu. Maria Montessori parle « d’abstraction matérialisée ». Chaque élément du matériel permet d’isoler une seule qualité et d’exercer un seul sens. L’attention de l’enfant est concentrée sur une qualité et il compare les objets sous l’angle de cette qualité. (Après maintes manipulations, l’adulte va nommer cette qualité de façon à faire acquérir le vocabulaire à l’enfant.)

Le matériel est progressif. L’enfant acquiert d’abord les notions de taille, de couleur, de forme. Puis viennent les notions de poids, de température, d’épaisseur, de volume …

L’enfant exerce quatre de ses sens : tactile, olfactif, visuel, auditif. Le matériel est très simple au départ. II devient de plus en plus complexe selon une progression régulière. Les contrastes et les oppositions sont d’ abord très nets, puis s’affinent graduellement et deviennent plus difficiles à distinguer.

C’est ainsi que l’enfant arrive à la notion de comparaison de classification, d’ordre.

Toutes ces manipulations lui permettent d’ordonner ses perceptions sensorielles. L’enfant reçoit du monde une multitude de sensations. Il a besoin de les identifier, de les ordonner, en vue de prendre des repères. II perçoit très tôt sensoriellement les concepts. Il classifie l’espace, les objets. Il structure sa pensée, son intelligence. Le matériel sensoriel répond lui aussi toujours au besoin de mouvement. II y a sans cesse des objets à déplacer, une main toujours en action qui fixe l’attention et la concentration. L’éducation des sens forme des enfants observateurs.

Affiner ses sens c’est aussi, il ne faut pas l’oublier, la base de l’éducation esthétique, artistique et morale.

Tout le matériel permet à l’enfant le contrôle de l’erreur. « Le contrôle matériel de l’erreur amène l’enfant à accompagner ses exercices d’un raisonnement. Son sens critique et son raisonnement sont toujours tendus vers l’exactitude avec un affinement qui lui permet de distinguer les différences les plus infimes. La conscience de l’enfant est ainsi préparée à contrôler ses erreurs même quand ce ne seront plus des erreurs matérielles. » (Maria Montessori)

Le nombre et la variété des objets dans la classe ont une répercussion sur la concentration au travail. Un nombre trop important provoque le désordre en dispersant l’attention. Un nombre insuffisant ne permet pas les progrès optimaux: C’est pourquoi c’est par l’expérimentation qu’il faut déterminer la quantité de matériel adéquate en fonction du nombre d’enfants dans la classe.

L’éducation des sens n’est pas le seul but du matériel sensoriel : « Les exercices sensoriels sont un moyen par lequel l’enfant pose les bases d’une vie plus riche en entrainant et en perfectionnant des fonctions supérieures tels l’esprit d’observation, l’attention, la volonté. » (Dimitrios Yaglis.)

L’émergence des concepts se fait par la répétition de ces exercices. L’enseignant est là pour nommer les concepts et aider les enfants à généraliser les notions quand il sent que l’enfant les a sensoriellement acquises. Les démarches mentales élaborées dans la manipulation des exercices de« vie pratique» permettent à l’enfant qui passe au matériel sensoriel une première analyse de ses manipulations. Il a appris à réfléchir.

Le matériel sensoriel à son tour permet aux enfants de faire des comparaisons (je distingue), des gradations (je précise), des sériations (je nomme) et des généralisations (je conceptualise) en réinvestissant avec l’enseignant sur d’autres supports.

Le processus d’analyse est repéré et, avec le matériel d’éducation intellectuelle, l’enfant élaborera des concepts plus difficiles comme l’unité, la centaine … mais toujours à partir de manipulations concrètes.

 Le matériel d’éducation intellectuelle

Ce matériel est directement lié à l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et des mathématiques.

Les résultats de la méthode Montessori dans ces domaines sont spectaculaires. Les notions de base sont acquises facilement à un très jeune âge. L’enfant n’est pourtant pas poussé, et c’est en cela que réside l’essentiel. C’est l’enfant lui-même qui a manifesté le désir d’apprendre à écrire ou à lire. Pourquoi ne pas le satisfaire ? Pourquoi ne pas répondre à sa période sensible?

L’important est de ne pas considérer le matériel comme un simple moyen d’enseignement. II faut considérer la pédagogie Montessori dans son ensemble, dans sa globalité, et utiliser ledit matériel avec l’environnement Montessori. Ainsi, le développement de la personnalité entière de l’enfant et son désir sont mis en jeu. Utiliser le matériel seulement pour pousser les enfants à apprendre plus vite et de façon précoce peut se révéler néfaste.

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Le plan de développement des 6-12 ans en quelques lignes…

 

La période 6-12 ans est plus sereine que la période de 3-6 ans si fragile. Une caractéristique de cette nouvelle période est ‘l’esprit comprenant’ ils sont des explorateurs culturels nous allons donc l’alimenter par un matériel riche pour la découverte et l’exploration.

 

Maria Montessori parle de périodes sensibles pour les 0-6 ans, à cet âge on ne parle plus de périodes sensibles mais de tendances humaines. Lors de son séjour en Inde elle élabore le programme des 6-12 ans, elle propose une méthode basée sur les besoins de l’enfant, Mario Montessori lui, écrit en 1956 : The human tendancies and Montessori éducation.

 

  • Que sont les tendances humaines ?

Ce sont des impulsions héréditaires à des comportements généraux et universels. Il est important d’exercer ces tendances humaines que chaque être possède, l’enfant les a à la naissance, elles durent toute la vie (contrairement aux périodes sensibles en 3-6 ans, limitées dans le temps) et vont permettre à l’enfant de se construire.

Les tendances humaines guident le développement de l’enfant. Lorsque nous les connaissons nous pouvons les accompagner. N’allons pas à leur encontre pour ne pas être une entrave au développement de l’enfant.

 

Quelles sont-elles ?
  • Les interactions sociales

Les enfants de cet âge ont besoins de copains, de travailler et d’avoir des activités à plusieurs. Montrer son indépendance.

 

  • Manipuler

Utiliser leurs mains pour vivre des abstractions matérialisées. (Par exemple, modeler en argile le relief des continents, une tablette d’argile sumérienne écrite en cunéiforme, fabriquer leurs encres…)

  • L’abstraction

L’utilisation de matériel est plus courte, les enfants passe plus vite à l’abstraction. On sort de la réalité concrète pour aller vers la pensée abstraite ce qui permet aussi d’être créateur ! L’abstraction sert le réel pour partir à la découverte.

  • La compréhension, le raisonnement

Les enfants ont un grand appétit intellectuel, ils veulent comprendre les faits, le monde qui les entoure, ils se demandent ‘pourquoi et comment ?’ C’est l’âge le plus intellectuel de la vie, la période la plus réceptive pour les apprentissages intellectuels. Semons toutes les graines de la culture sans limite et d’une manière adaptée. Nous pouvons et devons leurs offrir une vision complète cohérente et unifiée du monde qui nous entoure. C’est ce qu’appelle Maria Montessori : l’éducation cosmique. (voir plus loin)

Les enfants s’ennuient si c’est trop facile, La pédagogie Montessori offre des activités qui « challengent » les enfants (fractions, racine carrée, analyse, grammaire…).

  • La répétition

La répétition en 6-12 est différente des enfants de 3-6 ans, cette dernière se répète toujours de la même façon alors qu’en 6-12 l’enfant répète de manières différentes. La répétition l’amènera au perfectionnement.

  • L’imagination, ‘la grande clé de l’apprentissage’

L’imagination est la faculté de se représenter des images mentales. C’est une clé importante pour les 6-12 ans, elle sollicite le cerveau. Les inventions viennent d’êtres humains qui se sont fait des images mentales de choses qui ne sont pas présentes. On imagine donc, avant de pouvoir créer. L’imagination s’exerce, on part de données réelles pour créer quelque chose de nouveau dans sa tête. C’est un outil d’abstraction que l’on utilise pour aller dans l’infiniment grand ou l’infiniment petit.

L’imagination est aussi un moyen de communication avec les enfants de cet âge, elle leur permet de mieux retenir.

L’imagination n’est pas l’imaginaire ou le fantastique, nous nous appuyons sur la réalité.

Les expériences sensorielles que les enfants vivent en 3-6 ans vont permettre de construire l’imagination. «Rien n’est dans l’intellect qui ne soit passé par les sens » Aristote.

Pour cela laissons aux enfants de 3 à 6 ans vivre leurs expériences pour qu’ils encrent les choses en eux, mais si un enfant de cet âge part dans l’imaginaire ramenons-le à la réalité, l’adulte est garant du réel, nous ne le suivrons pas dans cette voie.

  • Le mouvement

Le mouvement permet aux enfants de mieux travailler, ils ont besoin d’évoluer dans un atelier de travail, pouvoir aller où ils veulent, en sortir et revenir.

  • L’exactitude, l’auto-perfection

Les enfants sont très exigeants envers eux-mêmes, si un enfant n’est pas content du résultat de son travail quel qu’il soit, les expressions ‘ce n’est pas grave’ ne sont pas à utiliser car pour lui ça l’est ! Soyons à l’écoute et laissons-lui le choix de refaire ou pas son travail. Ils ont aussi besoin d’informations solides.

  • L’orientation morale, le sens de la justice

Les enfants se forgent leurs propres avis en discutant avec leurs parents mais aussi les personnes extérieures à la famille. Il est primordial de parler de ce qui se fait ou pas, de ce qui est juste ou pas. Nous posons les fondements de la justice en 6-12 ans, après c’est trop tard. Transmettons donc ce qui nous est important.

  • Autre tendances humaines à cet âge :

  • L’observation
  • Faire un ‘grand’ travail
  • Parler, vouloir s’exprimer
  • L’orientation
  • ‘L’esprit mathématique’
  • L’exploration.

Permettons à toutes ses tendances humaines de se développer chez nos enfants.

 

L’éducation ‘cosmique’

 

Education cosmique vient du grec cosmos qui signifie ordre, harmonie, ordonnance harmonieuse de l’univers. L’éducation cosmique de Maria Montessori, est une vision de l’unité du cosmos.

Tout le travail à l’école élémentaire Montessori est basé sur l’éducation cosmique. L’éducation cosmique a pour but : d’inclure l’enfant dans sa société, de l’inclure dans l’histoire de sa planète, de son pays, de sa langue, des chiffres qu’il utilise, des animaux, des plantes qui l’entourent.

Plus généralement, l’éducation cosmique cherche à donner une perspective globale à l’enfant avant de le lancer dans le détail. Nous lui donnons ‘une armoire’ et ensuite on entre dans le détail par de ‘minis’ récits qui précèdent un grand travail consécutif choisi par les enfants.

Les grands récits incluent l’histoire de la Terre, du langage, des maths ou encore de l’histoire et de la géographie, on le rend conscient et responsable de ce qu’il doit à ceux qui l’ont précédé.

Nous ne sommes sur Terre que grâce ceux qui étaient là avant. Les « grandes histoires » ouvriront à chaque fois un nouveau champ : Géographie, Histoire, Biologie, Géologie, Ecologie mais aussi les mathématiques et bien sur le Français et surtout la Littérature.

 

  • Première grande leçon – Formation de l’Univers et de la Terre
  • Deuxième grande leçon – Apparition de la vie
  • Troisième grande leçon – L’homme
  • Quatrième grande leçon – L’histoire de l’écriture
  • Cinquième grande leçon – L’histoire des mathématiques

 

Maria Montessori parle de la ‘tâche cosmique’ ou du rôle cosmique de chacun de nous. Par ses recherches l’enfant réfléchit à la tâche cosmique de chaque chose, les relations entre les choses. Toutes les parties de l’univers contribuent à leur façon à l’harmonie, tous les éléments ont une tâche cosmique, nous y compris. Contribuer à l’harmonie de notre planète et à l’harmonie entre les gens est notre tâche cosmique.

En bref :

-Nous partons du global pour aller vers le détail,

-Nous donnons des clés de compréhension aux enfants avec lesquelles ils vont faire leurs recherches,

-Nous insistons sur l’ordre des choses, les règles et les lois,

-L’enfant est considéré comme un être à part entière avec ses centres d’intérêts, ses domaines privilégiés d’explorations.

-Nous proposons beaucoup de domaines d’exploration pour qu’ils en puisent un en particulier et s’investissent à fond. On vise la qualité plutôt que la quantité. Connaître le plaisir de s’investir à fond leur donnera le gout du travail et plus tard trouver sa propre ‘tâche cosmique’ et explorer pleinement ses centres d’intérêts.

L’éducation cosmique n’est pas une discipline, c’est mettre les choses en relation, passer d’une matière à une autre, aller du global au détail.

Elle est le fondement, l’esprit, la base, le principe de la pédagogie Montessori.

 

« Toutes les sciences peuvent être liées comme des rayons partant d’un seul centre d’intérêt brillant, qui clarifie, facilite et prolonge toute la connaissance. »

 » De cette manière, l’enfant apprend à mesurer l’unité et la régularité des évènements cosmiques. Une fois que cette vision est ouverte, il sera fasciné à un degré tel qu’il valorisera les lois cosmiques et leur corrélation davantage qu’un simple fait. Alors l’enfant développera une sorte de philosophie, qui lui enseigne l’unité de l’univers. Ceci est le meilleur moyen d’organiser son intelligence et de lui donner une meilleure intuition à l’intérieur de son propre lieu et de sa tâche dans le monde, en lui donnant en même temps, une meilleure chance de développer son énergie créatrice. » Maria Montessori

 

Les sorties,

Un aspect important du plan de developpement de 6-12 ans

En quelques mots…

  • Principe de base

    Les sorties équivalent à la vie pratique en 3-6 ans, elles sont donc indispensables pour le développement de l’enfant. De même qu’en 3-6 ans l’enfant a une liberté de choix dans son matériel ce qui contribue à son auto-construction, en 6-12 ans ce sentiment de liberté lors des sorties vont aider les enfants dans leur développement. Lorsque Maria Montessori observait les enfants travaillant avec cette liberté ce fut une révélation. Des changements se produisirent dans le comportement de tous les enfants. Ces changements systématiquement inclurent le sentiment de bonheur, de confiance en soi, l’autodiscipline et la coopération sociale.

  • Leurs fonctions :

Les enfants veulent explorer la société, avoir une vision plus vaste, aller au-delà de la famille, de la classe.

Les sorties préparent l’enfant à aller à l’extérieur de l’école, dans la société. Mais elles permettent aussi de récolter des informations, de savoir comment fonctionne la société ou bien permettent de continuer une recherche qui a été commencée en classe.

  • Préparation :

Elles se préparent en amont en atelier de 2 ou 3 enfants, c’est là que l’adulte donne les règles et qu’ils s’entrainent avec des jeux de rôles, par exemple comment demander au téléphone un rendez-vous. Nous faisons aussi des exercices préliminaires comme de courtoisie en clarifiant les règles de politesse et de sécurité. On met tout en place ensemble afin de ne rien oublier.

  • Où aller :

Pour participer à la vraie vie ils peuvent aller là où c’est accessible à pied, en voiture, en transports en commun, avec un adulte ‘chaperon’ si nécessaire, intervenant uniquement pour leur sécurité.

Cela peut être : au supermarché (pour la préparation d’un repas…), à la mairie, chez les pompiers, chez un artisan, le dentiste, aux impôts, chez une personnalité connue, voir des volcans, monuments historiques, résidences de personnes âgés, musiciens, assister à une réunion du conseil municipal, prendre le train (d’un point à l’autre avec l’achat du ticket, lecture des horaires,…) et bien d’autres.

Les sorties répondent à plusieurs tendances humaines, l’orientation, l’exploration, s’exprimer, le mouvement, l’observation, les interactions sociales… il est important d’en faire régulièrement !

 

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